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Il pleut de l'automne.
Mélancolie sourde et rires du bonheur de l'instant - c'est pas facile d'osciller entre deux mondes. Je me souviens de vous, ça me fait tout drôle de me souvenir de ce qu'on faisait y encore quelques instants de vie, de ces mots qu'on avait, cette prétention de l'unique... C'est effrayant de voir comme ces paliers scolaire que nous a foutus la société nous donne toujours l'impression de vieillir d'un coup. Un autre monde, d'autres fucking girl, croire en une réalité différente.
Il pleut de l'automne sur le piano de mon coeur -
La musique, elle, reste: S'enivrer, oublier combien je, tu, nous, ils être compliqués. On en a jamais fini avec les hauts, les bas, le train fantôme. C'est pas une si mauvaise perspective. Faut du temps avant de s'apercevoir que ça sert à rien d'essayer de se rendre heureux parce que le bonheur total d'être n'existe pas. Tout ce qu'on peu faire c'est protester contre la société de consomation, la déforestation, le non respect des droits de l'homme, la femme, l'enfant, les politiciens français, la guerre, les dictatures, le tiers-monde, l'effet de serre, l'uniformisation des populations, la sur-technologie, la discrimination, la merditude des choses et le reste. Et après, on essaye d'améliorer les choses. Qui sait si on y arrivera. M'en fout, c'est trop pourri le monde pour accepter de le laisser comme ça sans rien faire. Le plus difficile sera de ne pas devenir lâche.
Il pleut. On s'en fout tellement finalement.
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